Ronflement en France : les chiffres 2026

Dernière mise à jour : 4 août 2026. Chaque chiffre de cette page renvoie à sa source. Si une donnée vous semble dépassée, écrivez-nous : nous corrigeons.

L'essentiel en cinq chiffres

Donnée Chiffre Source
Adultes qui ronflent occasionnellement ≈ 50 % HAS / Inserm
Adultes qui ronflent régulièrement ≈ 25 % HAS / Inserm
Population touchée par l'apnée du sommeil 4 % (≈ 2,7 millions) Inserm
Cas d'apnée non diagnostiqués ≈ 80 % Santé publique France
Couples dormant en chambres séparées 10 % IFOP

Combien de Français ronflent ?

Environ un adulte sur deux ronfle occasionnellement, et un sur quatre de façon régulière. Ce sont les ordres de grandeur retenus par la Haute Autorité de Santé et l'Inserm.

Une étude menée sur un échantillon de la population masculine française a mesuré une prévalence du ronflement habituel de 34,6 %. L'écart avec les chiffres généraux s'explique par la définition retenue — « habituel » est plus strict qu'« occasionnel » — et par le fait que cet échantillon était exclusivement masculin.

Hommes et femmes

La répartition n'est pas égale : on estime que 45 % des hommes ronflent, contre 25 % des femmes.

Cet écart se resserre après la ménopause. Il explique aussi une partie du sous-diagnostic féminin : le ronflement étant perçu comme un problème d'homme, les femmes consultent plus tard.

L'âge change tout

Le ronflement augmente avec les années. Au-delà de 50 ans, plus de 40 % des adultes ronflent régulièrement.

La progression est encore plus nette sur l'apnée du sommeil :

Tranche d'âge Personnes concernées
20 – 44 ans 7,9 %
45 – 64 ans 19,7 %
65 ans et plus 30,5 %

Entre 20-44 ans et 65 ans et plus, la proportion est multipliée par près de quatre.

Apnée du sommeil : la part invisible

L'Inserm estime qu'environ 4 % de la population française souffre d'un syndrome d'apnées du sommeil, soit près de 2,7 millions de personnes. D'autres travaux épidémiologiques élargissent la fourchette à 4 à 10 % des adultes.

Le chiffre le plus important n'est pas celui-là. C'est le suivant : on estime que 80 % des cas ne sont pas diagnostiqués.

Autrement dit, pour une personne suivie, quatre autres l'ignorent. Les données de Santé publique France montrent d'ailleurs une hausse de 30 % des diagnostics entre 2015 et 2024 — signe que le rattrapage a commencé, pas que la maladie progresse.

La prédominance masculine est marquée, avec un ratio d'environ trois hommes pour une femme avant la ménopause. Là encore, une partie de cet écart tient au retard de diagnostic chez les femmes.

À retenir : ronfler ne signifie pas faire de l'apnée. Mais un ronflement fort, ancien, accompagné de pauses respiratoires ou d'une fatigue au réveil malgré des nuits longues, justifie un avis médical. Aucun dispositif vendu sans ordonnance ne traite l'apnée du sommeil.

D'où vient le ronflement ?

Le bruit ne vient pas du nez. Il vient de la vibration des tissus mous de la gorge — voile du palais, luette — quand l'air y passe en force.

La question utile est donc : pourquoi l'air passe-t-il par la bouche plutôt que par le nez ?

L'étude française citée plus haut a identifié les variables indépendamment associées au ronflement habituel :

  • l'âge
  • le poids
  • l'obstruction nasale nocturne
  • un diagnostic d'apnées du sommeil posé par un médecin
  • l'hypertrophie du voile du palais et de la luette

L'obstruction nasale figure donc parmi les facteurs statistiquement liés au ronflement, indépendamment du poids et de l'âge. Quand le nez ne laisse pas passer assez d'air, la bouche s'ouvre pour compenser — et c'est cette respiration buccale nocturne qui fait vibrer la gorge, dessèche la bouche et fragmente le sommeil.

La respiration buccale concernerait jusqu'à 16 % des adultes.

Ce que cela implique en pratique

Le ronflement n'a pas une cause unique. Il peut venir du nez, du voile du palais, de la gorge, du poids, de la position de sommeil, de l'alcool du soir.

Une solution qui agit sur le nez — bande nasale, dilatateur, traitement d'une déviation de cloison — ne fonctionne que si l'obstruction est effectivement nasale. Personne, y compris nous, ne peut le savoir à l'avance sans examen. C'est la raison pour laquelle nous remboursons pendant 30 nuits : c'est à l'usage que ça se vérifie.

Le ronflement dans le couple

En France, 10 % des couples dorment dans des chambres séparées, selon une enquête IFOP, et 16 % des Français déclarent ne pas se reconnaître dans le modèle dominant du lit partagé.

Le ronflement est la raison la plus fréquemment citée pour faire chambre à part.

C'est aussi ce qui explique un fait souvent observé par les médecins du sommeil : ce n'est presque jamais la personne qui ronfle qui cherche une solution. C'est celle qui dort à côté.

Sources

Réutiliser ces données

Journalistes, étudiants, professionnels de santé : ces chiffres sont librement réutilisables. Merci de citer la source d'origine indiquée pour chaque donnée, et si vous le souhaitez, cette page.

Une question, une donnée à corriger, une demande de commentaire : contact@oxyzene.com


Cette page est publiée par OXYZÈNE, marque française de bandes nasales. Nous vendons un produit qui agit sur l'obstruction nasale — c'est pour cela que nous nous intéressons à ces données, et c'est une raison de plus de vérifier nos sources plutôt que de nous croire sur parole. Aucun chiffre de cette page n'est de notre production.

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